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Le développement durable à l’ordre du jour de l’OIT

Le développement durable à l'ordre du jour de l'OIT

 

La Conférence de l'Organisation internationale du travail (OIT) s’est tenue du 5 au 19 juin à Genève. Une commission spéciale pour le développement durable -dont travail décent et emploi vert- a inscrit la justice sociale et le respect de la planète à l'ordre du jour des travaux de l’OIT.

 

En bref

Après deux semaines de négociations, les représentants des employeurs, des travailleurs et des gouvernements sont parvenus à se mettre d’accord.


Le texte adopté place le monde du travail comme acteur essentiel de la transition pour une société juste et durable. Cette transition passe, entre autres, par la création d’emplois décents, la transformation accompagnée des secteurs en danger, la formation des travailleurs, le tout, dans le respect de l’environnement.
 

Ainsi, l’OIT est chargée de faciliter le partage d’informations, de bonnes expériences et d’accompagner les employeurs, les travailleurs, les gouvernements sur le chemin de cette transition.


Il devra s’agir, à terme, de définir les standards et normes pour inscrire résolument notre économie dans le développement durable.
 

En savoir plus

Dès l’ouverture de la conférence, le directeur général de l'OIT, Guy Rider, a rappelé les enjeux liés à cette question : "(…) la transition vers une économie pauvre en carbone comme moteur du chemin vers le développement durable est et sera un défi central pour le monde du travail et pour l'OIT."


Le texte sur le développement durable reconnaît donc que la question du verdissement de l’économie doit s'inscrire dans le contexte du développement durable et fait explicitement référence aux conclusions de la conférence de Rio+20.


La transition juste vers une société durable, préoccupation portée par le monde syndical depuis des années, en constitue l’axe central.


Cette transition passe par la création d’emplois décents, la transformation accompagnée des secteurs en danger, la formation et l’amélioration des compétences des investissements publics et privé, l’éradication de la pauvreté, le dialogue social et le respect des droits des travailleurs, ainsi qu’une protection sociale renforcée.


Le texte qui émane de l’OIT est une première étape dans l’opérationnalisation de la transition juste. Elle fournit maintenant aux interlocuteurs sociaux et aux gouvernements une feuille de route pour définir des instruments pour permettre a notre économie d’atteindre la justice sociale tout en respectant les limites de la planète.