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Les enjeux de la Conférence de Durban

Les enjeux de la Conférence de Durban

Conférence de Durban - COP17

 

Du 28 novembre au 9 décembre 2011, les négociateurs internationaux en charge du climat se réunissent à Durban, en Afrique du Sud, pour la 17e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).


En raison de l’expiration du Protocole de Kyoto en 2012, ces négociations internationales sont essentielles pour assurer le cadre futur de réduction des émissions de gaz à effet de serre et éviter un vide juridique. Malheureusement, les négociations préparatoires ne présagent pas favorablement de la conclusion d’un nouvel accord mondial contraignant du type du Protocole de Kyoto.

 

Rappelons que la communauté scientifique préconise de limiter le réchauffement climatique a 2°C maximum pour limiter les impacts sur nos sociétés dans quelques décennies. Sans accord contraignant, il sera difficile d’aboutir à des niveaux durables d’émissions de gaz à effet de serre et respecter cette limite fixée au Sommet de Copenhague en 2009.


Au menu des négociations

La Conférence sur le Climat des Nations Unies de Cancun, en décembre 2010, avait « sauvé le processus de négociations (à l’arrêt après l’échec de la Conférence de Copenhague) mais n’avait pas sauvé le climat ».
Du côté syndical, la Transition Juste, principale revendication syndicale, avait été entendue et intégrée dans l’accord final.

 

Pour la Conférence de Durban, des avancées techniques devraient être engrangées, en particulier, au niveau de la mise en œuvre des mécanismes décidés à Cancun. On note:

 

  • L’Emission Gap : les négociateurs s’accordent pour dire qu’il y a lieu d’augmenter le niveau d’ambition de réductions des émissions de CO2 si on veut atteindre l’objectif d’augmentation maximale de la température à 2°C comme définit dans l’accord de Copenhague. L’enjeu est aujourd’hui de définir ce niveau d’ambition et la très délicate question de la répartition entre les « Parties » (membres des Nations Unies).
     
  • Le programme « Fast Start » : les Etats devraient s’engager à verser l’aide financière immédiate aux pays en développement afin qu’ils puissent poursuivre de manière rapide et efficace la lutte contre le changement climatique.
     
  • Les Fonds verts : des modalités de financement devraient être établies afin de débloquer 100 milliards d’Euros à partir de 2020 destinés à aider les pays les plus pauvres à s’adapter à la lutte contre le changement climatique.
     
  • Le Monitoring : des procédures de mesures des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, et en particulier, dans les pays en développement devraient être concrétisées.

 

Revendications syndicales

En vue de la conférence de Durban, tant la Confédération Syndicale Internationale (CSI) que la Confédération Européenne des Syndicats ont adopté des résolutions. La FGTB, elle-même, a contribué à la rédaction de ces résolutions.


Les principaux éléments de revendications sont les suivants :

  • inclure les dispositions de la Transition Juste dans un accord global, équitable, juridiquement contraignant et ambitieux ;
  • éviter le vide juridique de l’après-Kyoto ; 
  • adopter des objectifs clairs de réduction des émissions pour les pays émergents ;
  • diminuer les émissions d’au moins 25 à 40% d’ici 2020 (sur la base des niveaux de 1990) et de 80 à 95% d’ici 2050 afin d’éviter une augmentation de la température mondiale de plus de 2°C d’ici 2100 ;
  • prévoir un réexamen de la situation en 2015, lorsque de la publication du prochain rapport du GIEC ;
  • accorder à l’OIT un rôle plus prépondérant au sein de la CCNUCC ;
  • mettre les principes de la Transition Juste en application, notamment au travers d’initiatives sectorielles internationales émergentes