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Les syndicats réclament des conditions d’accueil dignes de la condition humaine

Les syndicats réclament des conditions d'accueil dignes de la condition humaine


Le mercredi 16 mars, le Conseil syndical interrégional HNFK (collaboration de syndicats de Flandre occidentale, du Hainaut, de l’Angleterre du Sud-Est et du Nord-Pas-de-Calais), organisaient à Calais une conférence sur la situation de milliers de réfugiés regroupés dans cette région.


Des représentants syndicaux et des militants s’y étaient rassemblés pour parler de l’influence des demandeurs d’asile sur leur lieu de travail, leur région et leur pays et témoigner de l’attitude des syndicats face à cette thématique. Une dizaine de représentants de la FGTB étaient également présents à cette conférence, dont le secrétaire fédéral Jean-François Tamellini.


Ils fuient la guerre

Chaque jour des milliers de réfugiés rejoignent l’Europe pour des raisons économiques impérieuses ou fuyant des conflits. Bon nombre d’entre eux souhaitent entrer au Royaume Uni car ils en connaissent déjà la langue, parce qu’ils y ont de la famille (parfois même d’autres membres de leur ménage) ou parce qu’ils pensent avoir de bonnes chances de trouver un emploi sur le marché du travail britannique. Les réfugiés de la région de Calais sont souvent hautement diplômés. Environ 6000 réfugiés y attendent toujours une chance de pouvoir traverser le canal. 85% d’entre eux sont des réfugiés de guerre désireux de demander l’asile au Royaume Uni.


Des empreintes digitales comme enregistrement

Voici quelques semaines, les autorités françaises ont commencé l’évacuation de la « jungle de Calais » et entamé en même temps la construction de nouveaux camps mieux équipés. Le gros problème de ces camps, c’est que pour y séjourner, les demandeurs d’asile doivent laisser leurs empreintes digitales. Les demandeurs d’asile craignent qu’il s’agisse d’une forme d’enregistrement, et que ces empreintes digitales les empêchent précisément de demander l’asile à l’Angleterre. Les « accords de Dublin » interdisent en effet aux demandeurs d’asile de demander l’asile à plus d’un pays.
 

Pour cette raison, des milliers de réfugiés choisissent de ne pas séjourner dans les nouveaux camps. Ainsi, à côté de la jungle récemment évacuée, est rapidement née « une nouvelle jungle » où séjournent des centaines de demandeurs d’asile : des jeunes, des seniors et des familles. Dans la région de Calais et autour des ports où la traversée vers le Royaume Uni est possible, des dizaines de camps de tente abritent les demandeurs d’asile dans des conditions inhumaines.


D’ici fin mars, tous les camps (anciens et nouveaux) devraient être évacués obligeant ainsi des milliers de réfugiés à trouver d’autres solutions et d’autres abris.


Un accueil digne et la liberté de demande d’asile

En tant que syndicats, nous souhaitons, par cette conférence, également donner le signal que nous continuons à nous opposer aux conditions inhumaines dans lesquelles ces personnes se retrouvent, malgré la solidarité et le dévouement de beaucoup de citoyens et d’organisations pour améliorer la situation dans les camps de réfugiés.


Pendant la conférence, nous avons appelé les autorités nationales à prendre leurs responsabilités :

  • Organisez un accueil digne pour les demandeurs d’asile ;

ET 

  • Donnez aux demandeurs d’asile la liberté de choisir eux-mêmes le pays auquel ils souhaitent demander l’asile, comme le prévoient les traités internationaux.