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Liaison au bien-être : Les employeurs freinent, les syndicats passent à la vitesse supérieure

Liaison au bien-être : Les employeurs freinent, les syndicats passent à la vitesse supérieure

La loi relative au pacte de solidarité entre les générations prévoit que les interlocuteurs sociaux rendent, tous les deux ans, pour le 15 septembre, un avis sur la répartition de l’enveloppe pour la liaison au bien-être. En l’absence d’avis, la balle se trouve dans le camp du gouvernement. Il dispose alors d’un délai d’un mois pour formuler des propositions et les soumettre à la concertation sociale.

Jusqu’à présent, les employeurs ont refusé d’entamer les négociations. Ils utilisent la répartition de l’enveloppe bien-être pour les inactifs comme monnaie d’échange dans les négociations relatives à un accord interprofessionnel pour les deux prochaines années. Des négociations qui ne pourront débuter que début 2021.

Les syndicats, eux, décident de s’en tenir au délai légal et à la procédure légale. Nous avons donc transmis aujourd’hui notre cahier de revendications au gouvernement fédéral et aux négociateurs chargés de former un gouvernement (voir annexe). La situation des travailleurs et travailleuses salariés et des indépendants ayant droit à une allocation sociale se complique de jour en jour. Celle des bénéficiaires de l’aide sociale aussi ! Nous comptons donc sur une réponse gouvernementale conforme au cadre légal.

Nous saluons le fait que, dans les négociations gouvernementales, une attention particulière soit accordée aux minima de la sécurité sociale et de l’aide sociale dont la pension minimum. Ces améliorations nécessiteront des efforts budgétaires supplémentaires en plus du mécanisme de la liaison au bien-être. Mécanisme  qui doit uniquement permettre aux allocations de suivre l’évolution des salaires.

Dans le courrier que nous adressons au gouvernement et aux négociateurs gouvernementaux, nous détaillons davantage nos demandes syndicales : augmentation des minima au-dessus de la norme de pauvreté européenne, augmentation de la pension minimum et introduction d’une indemnité minimum pour les 6 premiers mois de maladie.

Les travailleurs et travailleuses de ce pays, qu’ils soient actifs ou inactifs, sont inquiets. Les responsables politiques doivent leur apporter une réponse claire et rassurante.