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Merci pour votre participation à l'euro-manifestation

Merci pour votre participation à l'euro-manifestation

 

La Confédération européenne des syndicats (CES), dont la FGTB fait partie et dans laquelle elle est très active, a mobilisé quelques 100.000 manifestants pour sa journée d’action européenne, le 29 septembre.

 

La FGTB et les syndicats européens se sont réunis pour dire non aux mesures d'austérité et ont manifesté pour demander des plans de relance en faveur des emplois de qualité. Les syndicats européens veulent une Europe plus sociale et plus solidaire, en particulier pour les jeunes, les retraités et les femmes. En outre, ils réclament une véritable croissance durable.

 

A côté de l'euro-manifestation de Bruxelles, de nombreuses actions syndicales ont eu lieu partout en Europe. Une grève nationale et une centaine de manifestations ont été organisées en Espagne. Des manifestations ont également eu lieu au Portugal, en France en Italie, en Irlande, en Lituanie, en Lettonie, en République Tchèque, à Chypre, en Serbie, en Roumanie et en Pologne.

 

 

Discours d'Anne Demelenne

Partout, les gouvernements ont investi des milliards d’euros pour sauver les banques.

Conséquence : une dette publique en hausse et ce sont les pensionnés, les enseignants, les chauffeurs de bus qui doivent se serrer la ceinture.

Aujourd’hui, les travailleurs sont là, tous ensemble pour dire non à l’austérité !

 

Cette crise, nous n’arrêtons pas de la payer :

  • le chômage économique, on garde son emploi mais on perd de l’argent (CARSID : deux ans que cela dure) ;
  • on recommence à embaucher mais à coups d’intérims et de CDD (ARCELOR, les délégués se battent pour de l’emploi de qualité à durée indéterminée) ; 125.000 jeunes chômeurs de moins de 25 ans qui attendent un emploi convenable ;
  • et les restructurations continuent : DEXIA sauvée avec l’argent de la collectivité licencie ; SOLVAY, entreprise rentable licencie ; COCA COLA, … On n’en voit pas la fin !

 

En plus, les employeurs voudraient nous imposer une modération salariale. Même économiquement, c’est une aberration ! La modération salariale nuit à la consommation des ménages et à l’emploi : c’est une mauvaise idée, nous ne la laisserons pas passer.

Quant à l’Europe, elle n’est pas là pour rassurer les marchés financiers ! Assez de jouer au gendarme budgétaire et de demander aux gouvernements d’assainir les finances publiques en se trompant de cible : assez de s’en prendre aux travailleurs, allez voir du côté des boursicoteurs.

 

Nous voulons :

  • une taxe sur les transactions financières/la suppression des paradis fiscaux ;
  • un seuil d’impôt des sociétés en-dessous duquel on ne peut pas descendre ;
  • arrêter cette concurrence entre Etats, cela donnera des moyens aux Etats pour plus de protection sociale.


Nous avons des propositions plus justes, plus solidaires, plus efficaces. Notre choix de société, c’est un travail de qualité, le bien-être pour tous, pas pour quelques privilégiés.

Commençons en Belgique.

 

Message aux politiques:

Ne cassez pas nos outils de solidarité : la sécu appartient aux travailleurs. Elle doit rester fédérale. Ce qui est en discussion actuellement :

  • c’est la limitation du chômage à 2 ans
  • c’est la suppression de 30% des allocations familiales.


Nous n’accepterons pas qu’on appauvrisse les travailleurs.

 

Message aux employeurs:

Pas de modération salariale ni de pacte des générations bis.

Si vous ne comprenez pas ces messages, les actions seront plus dures !

Ensemble on est plus forts !

 

 

 

Herman Van Rompuy répond aux syndicats

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a défendu dans un message vidéo diffusé sur internet la politique européenne de rigueur budgétaire.