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Quand AB InBev méprise son personnel… et le droit de grève !

Quand AB InBev méprise son personnel… et le droit de grève !

Recours à un huissier, appel à des travailleurs externes, pressions et intimidations contre les grévistes… La multinationale InBev ne recule décidément devant rien pour tenter de casser le mouvement de grève des travailleurs et travailleuses de Jupille qui réclament pourtant simplement… le droit de travailler en toute sécurité ! La FGTB soutient pleinement leur combat et condamne fermement les graves atteintes au droit de grève dont se rend coupable InBev.

Après la découverte d’un foyer d’infection au coronavirus au sein du département Transport et logistique, la direction a tardé à prendre les indispensables mesures d’information et de protection du personnel. Depuis, neuf personnes ont été testées positives et l’une d’entre elle se trouve aujourd’hui hospitalisée dans un état critique ! Une fois de plus, la course au profit a primé sur la santé des travailleurs et travailleuses. Peu reluisant pour une multinationale dont l’objectif affiché est de « rassembler les gens pour un monde meilleur ».

Depuis jeudi, les travailleurs et travailleuses sont donc en grève pour réclamer des conditions de travail saines et le départ des responsables n’ayant pas su gérer la situation. Aujourd’hui, ce sont leurs collègues de Jumet et d’Anderlecht qui ont débrayé en solidarité. Demain, le front commun syndical distribuera des tracts dans toutes les implantations d’Inbev en Flandre. Si aucun accord n'est trouvé, les collègues flamands rejoindront les actions. Dans les prochains jours, le mouvement pourrait donc être élargi.

La FGTB les soutient pleinement et les assure de sa pleine solidarité. Plus largement, elle continuera de se battre sur tous les fronts - social, politique, juridique, international… - pour la reconnaissance pleine et entière du droit de grève. Sans droit de grève, pas de démocratie !