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Régularisation des personnes sans-papiers

Régularisation des personnes sans-papiers : le gouvernement ne peut plus fermer les yeux

Face à l’urgence de la situation, la société civile et les syndicats s’unissent pour montrer leur soutien en faveur du combat des sans-papiers et redire l’impérieuse nécessité d’obtenir des critères clairs et permanents de régularisation.

Aujourd’hui, les représentants de la coordination des sans-papiers, des syndicats, des universités, du secteur culturel et du monde associatif ont pris la parole sur la place de l’Église du Béguinage. Ensemble, ils défendent l’idée de critères clairs de régularisation des sans-papiers et expliquent pourquoi c’est l’affaire de toutes et tous.

La Secrétaire fédérale de la FGTB, Selena Carbonero, a exprimé dans son discours la solidarité de notre syndicat avec ces femmes, ces hommes, ces enfants, victimes d’une politique migratoire belge qui a depuis trop longtemps oublié de mettre les êtres humains au cœur de ses objectifs : « Nous demandons au gouvernement de sortir du cadre de l’accord de gouvernement parce qu’il en va du respect de vies humaines ! Nous demandons au gouvernement de nous recevoir pour avancer sur des propositions concrètes répondant à nos revendications ! »

We are Belgium too !

Grâce au soutien de plus de 26.000 citoyens et citoyennes belges à la campagne We Are Belgium Too en faveur de la régularisation des sans-papiers, le Parlement doit accepter de recevoir les représentants des sans-papiers afin de les auditionner et d’entendre leurs demandes :

  • La régularisation des personnes sans-papiers qui se trouvent en Belgique sur base de critères clairs et permanents (attaches durables, travail, ou encore risque d’atteinte à un droit fondamental en cas de retour) ;
  • La création d’une commission de régularisation indépendante ;
  • La suppression des centres fermés et l’arrêt des expulsions violentes et forcées ;
  • L’arrêt de la criminalisation des sans-papiers ;
  • La fin des rafles et des traques ;
  • Le respect des droits humains et en particulier celui des enfants sans papiers, au même titre que ceux de tous les enfants, à commencer par un accès effectif et égal à l’éducation.

Une question de société essentielle

Plus que jamais, la FGTB dénonce et condamne le manque de volonté politique face à ce dossier urgent. Aujourd’hui encore, l’absence de perspective pour ces hommes et ces femmes a poussé plusieurs centaines d’entre eux à entamer une grève de la faim dans trois occupations à Bruxelles (Église du Béguinage, ULB et VUB). Le monde politique ne peut plus fermer les yeux !