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Sommet de Durban: nos conclusions

Sommet de Durban: nos conclusions

Sommet de Durban: nos conclusions

 

Une fois de plus, on a sauvé le processus mais pas le climat.

 

Les derniers rapports du GIEC sur les dégradations du climat et ses conséquences environnementales, économiques et sociales sont plus qu’alarmants. Pourtant, les responsables politiques tardent à prendre la réelle mesure de leurs responsabilités. A force de postposer la décision d’un accord final, juridiquement contraignant, on reporte de plus en plus la charge et la responsabilité sur les générations futures.


L’Europe l'a compris. Les alliances qu’elle a nouées avec les pays les plus pauvres en témoignent. Elle assume ses responsabilités et prend des engagements. Certains les estiment insuffisants mais ils ont le mérite d'être réels. L'Europe s’est ainsi engagée dans la prolongation du protocole de Kyoto pour les 5 ou 8 prochaines années.

 

Concrètement, le protocole de Kyoto Bis ne portera que sur 15% des émissions mondiales, en l’absence d’engagement des pays émergents, mais surtout de certains pays industrialisés, à savoir les États-Unis, le Canada, le Japon et la Russie. Mais il s'accompagne d'une feuille de route qui permettra d’aboutir en 2015 à un accord contraignant mondial qui devra entrer en vigueur en 2020.


Du côté des sources de financement à long terme destinées à alimenter le Fonds Vert pour le Climat, aucun progrès n’est à noter. Le Fonds Vert pour le Climat, mécanisme financier créé pour aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques, reste une coquille vide.


Pour la FGTB, le constat est clair : il y a un manque évident d’ambition internationale pour résoudre rapidement le problème du réchauffement global. Les conséquences sociales et environnementales seront bientôt inévitables.