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Stop à la contamination de la société démocratique par les idées d’extrême-droite !

Stop à la contamination de la société démocratique par les idées d'extrême-droite !

 

Les Jeunes FGTB tiennent à dénoncer la grave tentative de répression de la contestation qui est en train de se dérouler dans ce pays. Suite aux événements de la manifestation nationale du 6/11, force est de constater que l’appareil d’Etat souhaite renforcer les prérogatives de son bras armé et limiter la liberté de manifestation.
 

Les Jeunes FGTB s’indignent de la proposition conjointe des forces de police bruxelloises et du bourgmestre PS Yvan Mayeur, visant à arrêter préventivement les « casseurs » dans les manifestations. Il est de notre devoir de nous insurger face à une telle demande de droit à l’arrestation arbitraire, sans parler d’une limitation des droits politiques pour toutes les personnes jugées « trop contestataires » pour l’Etat.
 

Les Jeunes FGTB comprennent la colère des travailleurs ce 6 novembre 2014. On ne peut oublier les mesures imposées par le gouvernement Michel, d’une violence inouïe, qui coûteront bien plus cher qu’une moto et détruiront bien plus de vies que de boucliers en plexiglas. L’acharnement politico-médiatique contre cette révolte légitime n’a qu’un objectif : effrayer les travailleurs qui souhaiteraient user librement de leur droit d’expression et d’association.
 

Il est nécessaire de combattre toutes les dérives autoritaires dans notre société, tout comme les dérives racistes ou xénophobes. La FGTB est une organisation née dans la résistance, et ne peut que mettre en garde contre la contamination par des idées réactionnaires et d’extrême-droite visant à limiter voire interdire la contestation, notamment syndicale, au nom d’un pseudo intérêt supérieur, qu’il soit national ou économique.


Les Jeunes FGTB sont solidaires de tous ceux qui luttent contre leurs oppresseurs. La division des opprimés ne bénéficie qu’aux puissants, représentés à l’heure actuelle en Belgique par le gouvernement Michel et ses alliés de la FEB.
 

« Il y a trois sortes de violence.

La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.

La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.


Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »
Helder Pessoa Câmara